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 Pétrole et Moyen-Orient

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Gandalf
BOUFFON BANNI
BOUFFON BANNI


Date d'inscription : 17/11/2015

MessageSujet: Pétrole et Moyen-Orient    Lun 25 Jan 2016 - 11:13

Pétrole et Moyen-Orient : le dessous des cartes… à travers le prisme pétrolier

24 Jan







Note : Ce document n’a pas vocation à être exhaustif, et ne l’est sûrement pas compte tenu de la complexité du sujet. Il a pour seul objectif d’essayer de clarifier, notamment à l’aide de cartes, un certain nombre de points sur la situation géopolitique d’une zone dont l’intérêt stratégique rend la compréhension indispensable.




A l’heure où la guerre se poursuit en Syrie, où la situation n’est toujours pas stabilisée en Irak et où l’Arabie Saoudite et certains pays du conseil des pays du Golfe (Emirats Arabes Unis, Bahrein, Koweit,…) sont en froid avec l’Iran, il n’est pas toujours évident d’y voir clair dans les multiples causes et conséquences des différents conflits qui agitent la région. Petit tour d’horizon des raisons de la colère, de l’héritage du prophète Mahomet aux accords Sykes Picot, et des objectifs de chacun dans la région.

1. La pomme de la discorde : l’héritage de Mahomet



En 632, le prophète Mahomet, fondateur de l’Islam et considéré comme le prophète majeur de cette religion, meurt à Médine. Se pose alors la question de son successeur légitime pour diriger la communauté des croyants. Deux conceptions de l’Islam se font alors face pour désigner le premier calife de l’Islam. La première, celle des futurs sunnites, se base sur un retour aux traditions tribales et souhaite désigner Abou Bakr, fidèle compagnon du prophète. La seconde, basée sur les liens du sang, désigne Ali, gendre et fils spirituel de Mahomet.
C’est finalement Abou Bakr, soutenu par une majorité de musulmans, qui devient le premier calife et est en charge de poursuivre l’œuvre de Mahomet.
Après deux années relativement calmes, la querelle de succession reprend et débouche sur l’assassinat d’Ali en 661. Au terme de cette opposition, une scission fondamentale apparait au sein de l’Islam entre les chiites (littéralement les « partisans » d’Ali) reconnaissant Ali comme premier successeur de Mahomet et les sunnites, qui ne le considèrent que comme le 4ème calife.





Depuis, ces deux schismes de l’Islam n’ont pas réussi à dépasser leur opposition et continuent à se livrer une guerre fratricide, tout comme, en un autre temps, les catholiques et les protestants s’opposaient malgré une religion commune, le christianisme.

Les sunnites sont le mouvement majoritaire de la religion musulmane et représentent environ 85% des musulmans du monde. Et même dans les pays à majorité chiite, le gouvernement a longtemps été sunnite, ce qui n’a fait qu’augmenter les rancœurs entre les deux populations. Il a ainsi fallu attendre la Révolution menée par l’ayatollah Khomeini en 1979 pour voir un gouvernement chiite s’installer en Iran, malgré une population à 90% chiite! C’est sans doute ce qui a poussé Saddam Hussein, dirigeant sunnite d’un Irak à majorité chiite (60% de la population), et Bahrein (population chiite à 70%), à tenter d’envahir l’Iran en 1980, afin d’éviter un effet de contagion.

Aujourd’hui, on trouve un gouvernement pro-chiite en Iran, en Irak – où ils ont été les plus actifs dans la reconstruction politique du pays, en Azerbaïdjan, en Syrie et au Liban. La Syrie est un cas particulier. Les populations chiite et alaouite (courant proche du chiisme) y sont minoritaires mais dirigent le pays, soutenues par l’Iran qui a toujours représenté un contrepoids dans la lutte contre la menace irakienne.

Le Liban, enfin, compte une minorité chiite dont le poids démographique n’a cessé d’augmenter ces dernières années, ce qui s’est concrétisé par la montée en puissance du Hezbollah et son entrée au gouvernement en 2005. Cela a attisé là aussi l’opposition avec les Sunnites qui, de par le Pacte national de 1943, sont assurés du poste de Premier Ministre.

Citation :
Ce qu’il faut retenir : Au terme d’un schisme dans la religion musulmane, deux courants s’opposent : les Chiites et les Sunnites. Les deux mouvances sont réunies aujourd’hui autour de l’Arabie Saoudite pour les Sunnites et de l’Iran pour les Chiites. Le « bloc chiite » compte l’Azerbaïdjan, l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban. Les autres pays sont tous proches de l’Arabie Saoudite.

2. Un facteur aggravant : les accords Sykes-Picot


En 1916, à l’issue du premier conflit mondial où elles sont alliées, les deux anciennes grandes puissances coloniales, la France et la Grande Bretagne, réfléchissent à la façon de se partager les ruines de l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne. C’est à François Georges Picot pour la France, et à Mark Sykes pour l’Angleterre que revient la tâche de négocier un partage acceptable et qui assure de ne pas voir les revendications russes sur la région se développer.

Cet accord vient compliquer encore un peu plus le conflit historique régionale entre chiites et sunnites, car ce découpage a été avant tout pensé en fonction de critères économiques et, notamment, d’une répartition des ressources pétrolières. Certains évoquent aussi le moyen pour les gouvernements européens de s’assurer de la difficulté pour les pays ainsi créés de garder une unité et être sûrs de les garder sous contrôle en se rendant indispensables au maintien de la stabilité politique.

Les appartenances ethniques et l’histoire des peuples n’ont donc absolument pas été prises en compte. C’est ainsi que les Kurdes ont vu leur population partagée entre la Turquie, la Syrie et l’Irak. Depuis, régulièrement, cette population essaye de se soulever pour revendiquer la création d’un état kurde.

On a également vu la ville de Mossoul, située sur de grosses réserves de pétrole, être retirée à la Syrie française pour être finalement rattachée à la Mésopotamie britannique (aujourd’hui l’Irak).

Cela a abouti en 2006 à la proposition d’une nouvelle carte du Moyen-Orient présentée par un militaire américain. On y voit – au-delà d’une Syrie maintenue, à l’époque – apparaître un état kurde indépendant et la création de deux états irakiens, l’un chiite et l’autre sunnite. Les lieux saints de l’Islam aujourd’hui situés en Arabie Saoudite (la Mecque et Médine) sont réunis dans un état indépendant.
La carte du Moyen Orient, selon l’origine des peuples (Source : Armed Forces Journal, 2006)





Citation :
Ce qu’il faut retenir : Au-delà de la problématique chiite-sunnite, les accords Sykes Picot de 1916, en traçant des frontières à la règle et sans tenir compte de l’histoire des peuples, ont créé d’autres foyers de tension aujourd’hui difficilement gérables.


3. Ce que veulent les Iraniens


Les Iraniens se voient et sont considérés dans la région comme le « grand frère » des populations chiites régionales. Dotés d’une puissante armée, ils interviennent donc régulièrement aux côtés des régimes chiites amis. C’est ainsi que l’on voit actuellement les ennemis d’hier, l’Iran et l’Irak, travailler ensemble. Le gouvernement iranien a en effet proposé à son homologue irakien son aide dans la lutte contre l’Etat Islamique, en entraînant et en armant ses troupes, mais aussi en lui fournissant des missiles et des roquettes (lire ici).
L’Iran veut asseoir son rôle au sein de la région et assurer un contrepoids à la puissance sunnite représentée par Ryad. Elle entend ainsi étendre son influence, selon les propos du roi Abdallah de Jordanie en 2004, sur un « croissant chiite » allant de l’Iran au Liban, en passant par l’Irak et la Syrie (lire ici).

En ce sens, l’invitation reçue par la République islamique le 30 octobre dernier à participer à la conférence de Vienne visant à trouver une solution à la guerre en Syrie, est une victoire diplomatique majeure (lire ici).

4. Ce que veulent les Saoudiens


Les Saoudiens sont la puissance dominante de la région. Gardiens des lieux saints de la Mecque et de Médine, l’alliance qu’ils ont passée avec les Etats-Unis en 1945 lors du Pacte du Quincy (lire ici) leur assure la protection des américains en échange d’un accès garanti au pétrole saoudien, ce qui asseoit leur suprématie régionale.

Les Saoudiens souhaitent essentiellement maintenir un statu quo dans la région et ne pas voir leur domination remise en cause. Ils voient ainsi d’un très mauvais œil l’accord passé par les américains avec les iraniens à propos du nucléaire de ce pays, qui remet leur adversaire de toujours dans le jeu diplomatique.

Principales zones chiites et réserves pétrolières (encerclé en rouge, la région saoudienne où se situe la minorité chiite) Source : Columbia University







La crainte majeure du Royaume est de voir la volonté de développement iranienne déstabiliser le pays. C’est sans doute la raison qui les a poussés à intervenir au Yemen où la minorité chiite, soutenue par Téhéran, s’est soulevée contre le pouvoir en place. Même si la raison officielle était la protection du golfe d’Aden et du détroit de Bab El Mandeb au bord desquels est situé le pays et qui sont l’une des principales voies de circulation du pétrole.

La crainte de se retrouver encerclés par des forces chiites – au Yemen au sud et en Irak au nord – les a forcés à agir. Le risque que voient les saoudiens est que leur population chiite minoritaire, située dans la région nord-est, où se trouve l’essentiel des réserves pétrolières, veuille faire sécession pour rejoindre le « croissant chiite ».

Mais la crainte vient aussi de l’intérieur, avec la peur de voir les sunnites de AQPA (Al Qaeda dans la Péninsule Arabique) poursuivre l’action lancée il y a dix ans dans le pays et visant à inspirer une rébellion sunnite contre le pouvoir en place.

La signature de l’accord sur le nucléaire iranien a fait craindre aux autorités saoudiennes que les extrémistes du pays sentent celui-ci moins protégé par l’allié américain et les pousse à agir. Et même si l’essentiel des attentats perpétrés dans le pays ces derniers mois ont touché des cibles chiites, la condamnation par l’Etat Islamique (EI) du gouvernement en place l’a aussi amené à frapper la police et des sunnites (lire ici).

C’est l’ensemble de ces craintes qui aurait amené le Royaume à une « vague » de décapitations récemment, afin de rappeler à chacun dans le pays le risque encouru par les déstabilisateurs. Plusieurs dizaines de sunnites affiliés à l’EI ont été tués, réaffirmant la fermeté du gouvernement face aux extrémistes, en même temps que plusieurs chiites (dont le chef religieux al-Nimr, ce qui a déclenché la colère de l’Iran), pour rassurer la population quant à son soutien inconditionnel à la doctrine sunnite.

Mais cela a déclenché la colère de l’Iran, l’ambassade saoudienne à Téhéran étant attaquée à coups de cocktails molotovs. Au-delà de la condamnation internationale que cela a générée, ce renouveau de tension complique les négociations en cours pour trouver une solution au conflit syrien.

Pour aller plus loin : lien


5. Ce que veulent les Américains… et les Anglais.


Pour bien comprendre les aspirations de l’administration américaine au Moyen Orient, un graphique suffit : celui de la consommation américaine de pétrole, en fonction de sa provenance. Malgré la forte augmentation de sa production ces 5 dernières années, les Etats-Unis sont toujours largement dépendants de leurs importations pétrolières pour leur approvisionnement énergétique. Même en net, les USA dépendent toujours du pétrole importé pour près de 25% de leur consommation.
Part de la consommation de pétrole importée aux USA


(Source : EIA)



A la suite des attentats du 11 septembre, les américains ont ainsi usé du prétexte d’un soi-disant « axe du Mal » entre Saddam Hussein en Irak et Oussama Ben Laden en Afghanistan, pour justifier d’une intervention dans ces deux pays.

Le spectre d’un stock d’armes de destruction massive a même été agité devant les représentants de l’ONU par le général Colin Powell, qui avouera ensuite le considérer comme « une tache » dans sa carrière (lire ici).

Si l’administration Bush n’a jamais reconnu le rôle joué par le pétrole dans ses plans militaires, Paul Wolfowitz, ancien secrétaire adjoint à la défense a tout de même déclaré : « La plus grosse différence entre la Corée du Nord et l’Irak (…) : l’Irak nage dans le pétrole ! ». Tandis qu’Alan Greenspan, alors gouverneur de la réserve fédérale américaine a indiqué être « attristé qu’il soit politiquement inconvenant de reconnaître ce que tout le monde sait : la guerre d’Irak est largement une histoire de pétrole ».





Les anglais sont dans le même état d’esprit, et des documents rendus publics en 2011 révèlent que les autorités britanniques et BP étaient « prêts à tout » pour accéder au pétrole irakien (lire ici).

Devant l’absence de découverte d’armes de destruction massive, il devient de plus en plus difficile pour le gouvernement de justifier un maintien des troupes au sol en Irak. Les sunnites fidèles à Saddam Hussein ainsi que ceux constituant les rangs des djihadistes d’Al Qaïda en Irak s’opposent violemment à la coalition emmenée par les USA, et créent en 2006 l’Etat Islamique d’Irak. C’est la naissance du désormais tristement célèbre Etat Islamique.

Le conflit dégénère ensuite en conflit confessionnel entre sunnite et chiite, qui se termine par la prise de pouvoir par les chiites sous le commandement de Nouri al Maliki qui forme un gouvernement.

Les Etats-Unis en profitent pour se retirer à compter de 2009, alors que la situation n’est absolument pas stabilisée. En plus des velléités de l’Etat Islamique qui se développe en profitant du mécontentement généré par le sectarisme de l’état chiite vis-à-vis des sunnites, les Kurdes situés au nord de l’Irak ont établi un gouvernement régional du Kurdistan autonome en 2005 et rêvent de créer leur propre état (voir la partie 2).






Citation :
Ce qu’il faut retenir : Sous couvert de motifs humanitaires, les Etats-Unis et l’Angleterre sont venus en Irak et au Moyen-Orient défendre leurs intérêts économiques. Ils en sont repartis après un cuisant échec, laissant une situation à bien des égards aussi mauvaise que celle qu’ils avaient trouvée. Leur intervention a en outre cristallisé la haine des « impérialistes colonialistes » qui a mené à la création de l’Etat Islamique. En résumé, la politique américaine au Moyen Orient peut se résumer en un dessin :


6. Ce que veulent les Russes… et les Européens : la guerre de Syrie.

Les Russes ont une attitude très claire dans la région : elle consiste à défendre leurs intérêts. Cela explique pourquoi Vladimir Poutine est resté à l’écart du conflit irakien, alors qu’il s’est immédiatement impliqué dans le conflit syrien.
Là encore, il faut remonter au-delà des causes officielles du conflit, à savoir déposer un gouvernement dictatorial qui oppresse son peuple et le martyrise. En réalité, en Syrie aussi, ce sont les ressources énergétiques qui sont au centre des raisons du conflit.

Plus précisément, le gaz du champ géant de South Pars, plus grand champ de gaz au monde, situé au milieu du Golfe Persique, et dont les droits d’exploitation sont répartis entre le Qatar et l’Iran. Ces deux pays exploitent donc ce champ chacun de leur côté et cherchent un moyen d’exporter leur gaz sur le marché international.

Et c’est là que la Syrie joue un rôle central. Car pour rejoindre le marché international du gaz, l’Iran et le Qatar ont tous deux un projet de pipeline qui passe, à un moment donné, par le territoire syrien, mais avec des ambitions stratégiques totalement différentes. Le pipeline qatari prévoit ainsi de se connecter au projet de gazoduc Nabucco, ouvrage pensé par les européens pour alimenter leur marché en énergie en s’affranchissant du gaz… russe.

De son côté, la Russie envisage plutôt un projet de pipeline partant de Syrie pour se raccorder au gazoduc South Stream, projet de pipeline russe.

Bachar Al Assad, après avoir dit oui au Qatar en échange d’un accord de défense de ce dernier, finit par dire non pour protéger les intérêts de ses alliés historiques russes et iraniens. Le Qatar, furieux de ce revirement, décide de financer les rebelles syriens afin de faire tomber le régime (lire ici). Les américains et l’Europe viennent eux aussi en aide à ces rebelles sunnites dits modérés.

De leur côté, les Russes décident de soutenir leur allié au pouvoir. Lorsque la situation dégénère et qu’une partie des rebelles financés rejoint les rangs de l’Etat Islamique, retournant contre les occidentaux leurs propres armes, la situation devient difficile pour les américains et les européens.

C’est ce qui vaudra à l’Iran et à la Russie d’être parties prenantes dans les négociations de Vienne déjà évoquées plus haut, aucune solution ne pouvant émerger sans un accord des deux parties opposées, alors que le revers subi par les gouvernements occidentaux leur impose de trouver une solution.

Pour aller plus loin: 3 minutes pour comprendre, Syrie : le gaz dans la bataille, journal La Vie.

7. Ce que veut Daesh, l’Etat Islamique en Irak et au Levant.


L’Etat Islamique (aussi appelé Daesh) est une organisation sunnite qui nait pendant le conflit irakien, et se développe dans ce pays puis en Syrie après le début de la guerre civile dans ce pays en 2011.

Le but de l’organisation est de reconstituer le califat des Abbassides, véritable Etat indépendant de l’influence des anciennes nations colonisatrices et des Etats-Unis, régi par les règles les plus strictes de l’Islam, et qui s’étendrait de l’Afrique du Nord à l’Asie centrale. Le chef de l’organisation est Abou Bakr al Baghdadi qui s’est auto-proclamé calife en juin 2014.

L’EI est un mouvement sunnite salafiste, particulièrement hostile aux chiites, ce qui explique que l’Iran soit aujourd’hui en première ligne pour le combattre.
Territoires sous contrôle de l’Etat Islamique, janvier 2016 (Source : BBC)







Contrôlant une partie des ressources pétrolières du nord de l’Irak et en Syrie, et des territoires agricoles, l’EI dispose aujourd’hui de ressources financières importantes. Elles sont estimées à plusieurs millions de dollars par jour (lire ici).

L’organisation mène une stratégie de la terreur, recourant à des enlèvements et à des exécutions dans les pays où elle est présente (lire ici), et à l’étranger avec des attentats revendiqués en Europe, aux USA, en Indonésie, au Moyen Orient, etc…

Le problème est que l’armée compte dans ses rangs d’anciennes forces irakiennes bien formées, et des soldats prêts à mourir pour leur cause et extrêmement bien armés. L’Alliance occidentale, désormais alliée aux russes et aux iraniens, essaye de reprendre le contrôle mais bien tard, les alliés ayant mis du temps à comprendre le danger que représentait l’organisation, beaucoup mieux structurée qu’Al Qaïda et disposant de financements importants.

En 2014, Barack Obama lui-même ironisait encore et décrivait l’EI comme un partenaire plus faible d’Al Qaïda. « Si une équipe de basketteurs junior enfile des maillots de NBA, ça ne fait pas d’eux Kobe Bryant », déclarait-il (lire ici).



8. Où en est-on ?

L’opposition séculaire entre sunnites et chiites, matérialisée aujourd’hui par l’opposition Arabie Saoudite / Iran, façonne le paysage et détermine les conflits de la zone moyen orientale. Que ce soit au Yemen, en Syrie, en Irak, si les causes de ces conflits ne sont pas toujours religieuses, on y revient systématiquement d’une façon ou d’une autre dans la définition des lignes de front.

Cela complique aujourd’hui notoirement la résolution des conflits en cours, et rend peu probable une solution rapide au problème posé par Daesh.

A cela s’ajoute la baisse récente des cours du pétrole. En mettant les budgets des gouvernements arabes sous pression, ce mouvement est potentiellement annonciateur de nouveaux soulèvements populaires qui signifieraient de nouvelles déstabilisations.

Le pétrole a fait et continuera de faire le bonheur et le malheur de cette zone géographique. Source de revenus ayant permis un développement économique important de cette partie du monde, la dépendance occidentale à l’or noir en fait aussi une zone d’influence stratégique.
Certains ont évoqué un possible retrait des américains de la zone avec l’avènement des pétroles de schiste, mais celui-ci reste très improbable.
D’abord parce que les USA restent, contrairement à une idée reçue, très dépendants en matière énergétique. Ensuite parce que le Moyen Orient est la zone géographique sur laquelle devra compter le monde pour répondre aux besoins d’énergies fossiles futurs. Ainsi, selon BP, l’OPEP représentera près de la moitié de la croissance de l’offre de pétrole d’ici 2035.

Source Benjamin LOUVET
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Date d'inscription : 01/01/1970

MessageSujet: Re: Pétrole et Moyen-Orient    Lun 25 Jan 2016 - 19:16

Ouaip ! Fort intéressant. Mais si seulement cela s'arrêtait là. Il y a bien d'autres choses de cachées derrière tout ça qui appartient surement à d'autres sphères. On en le saura que dans des dizaines d'années.
Ce qui me plait ce sont les titres 5 et 6.... On savait que les anglais n'étaient pas européens.... Ils ont perdu leur âme il y a déjà bien longtemps.
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Gandalf
BOUFFON BANNI
BOUFFON BANNI


Date d'inscription : 17/11/2015

MessageSujet: Re: Pétrole et Moyen-Orient    Lun 25 Jan 2016 - 19:40

Et non, lit la suite le Gaz de Gaza, cela ne s'arrête pas là.
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Gandalf
BOUFFON BANNI
BOUFFON BANNI


Date d'inscription : 17/11/2015

MessageSujet: Re: Pétrole et Moyen-Orient    Lun 25 Jan 2016 - 19:54

DOSSIER – Le Gaz de Gaza : la face cachée d’une guerre

05 Feb







Comme j’en avait déjà parlé , il y des hydrocarbures en Palestine , dont d’énormes réserves découvertes récemment (2009) , et ceci explique beaucoup de choses .


A lire ce papier de RTBF BE : Gisements gaziers au large de Gaza: la face cachée d’une guerre
Celui ci : Israël prêt à forer des puits de pétrole en Cisjordanie , qui parle aussi des récentes découvertes d’importants gisements de gaz naturel au large des côtes.


 ou celui ci du grand soir reprenant the Guardian : Israël attaque Gaza pour s’approprier le gaz palestinien (The Guardian)
Ici un dossier assez complet :


 Le Gaz de Gaza : Des centaines de milliers de milliards de dollars !

Gaza, depuis aussi longtemps que porte la mémoire humaine, signifie « la porte de l’énergie »…, cette« flamme de Dieu », c’est la flamme du gaz (et du pétrole)…









Pour comprendre le pourquoi d’Israël…, l’amitié indéfectible des USA envers cette « entité » créée de toutes pièces et artifices… et cette rage de posséder cette « porte de l’énergie » qui alimente « la flamme de Dieu »…, il est utile d’analyser la véritable raison des attaques israéliennes contre Gaza ainsi que la colonisation à outrance…


Il faut aller en profondeur, exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à 30 Km au large de ses côtes…, là, dans les eaux territoriales palestiniennes, se trouve un immense gisement de gaz naturel : Gaza Marine…, estimé à 30 milliards de mètres cubes, d’une valeur de centaines de milliers de milliards de dollars !






D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey (agence gouvernementale américaine), se trouvent en terre ferme : à Gaza et en Cisjordanie…, mais, en sus, les eaux territoriales d’Egypte, du Liban de Chypre et de la Syrie, regorgent de gaz dans les mêmes quantités.





Le véritable objectif de cette nouvelle guerre « génocidaire » menée contre les Palestiniens de Gaza (dont les bombardements intensifs constituent la phase préliminaire), n’est pas de neutraliser les tirs de roquettes de la résistance Palestinienne, ni de « venger » la disparition mystérieuse de 3 adolescents Israéliens des colonies…, mais bien de lancer une vaste opération militaire terrestre commençant par le Nord de la Bande de Gaza et sa zone côtière, pour la nettoyer de ces dizaines de milliers de Palestiniens poussés à s’entasser dans et autour de Gaza ville… et plus au Sud pour sécuriser les ressources en gaz situées au large des côtes méditerranéennes.






Qui plus est, si l’Egypte de Sissi, a ouvert le point-frontière de passage de ce pays avec Gaza, c’est uniquement dans le sens Gaza/Egypte, pour contribuer à « vider » Gaza de ses habitants légitimes…, pour la simple et logique raison que l’Egypte se partage avec Israël, l’exploitation des gisements gaziers de cette région du monde !

 
 


En 1999, via un accord signé par Yasser Arafat, l’Autorité Palestinienne confie pour 25 ans les droits d’exploration et d’exploitation de ses ressources en pétrole et en gaz au large de Gaza (Gaza Marine), à un consortium formé deBritish Petroleum Group (BPG 60%) et de Consolidated Contractors International Company (CCIC 30%)…, qui appartient aux familles libanaises Koury et Sabbagh…, le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne possèdant le solde, soit 10%.


 


Deux puits sont creusés : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2…, mais ils n’entrent jamais en fonction, car bloqués par Israël qui, avec le soutien de son « Parrain-américain », convoite en effet à son plus grand profit, la majeure partie des ressources énergétiques du Levantin méditerranéen.
C’est Ariel Sharon, le général « butor », héros national, qui est « à la manœuvre », ayant été nommé grand ordonnateur de ce plan qui inclut la « libération-colonisatrice des terres juives » (celles qui regorgent de gaz et de pétrole)… et ainsi Israël attend d’exploiter les deux importants champs gaziers Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2… et développe ses gisements Leviathan et Tamar, tous deux « découverts » au début des années 2000 par l’entreprise américaine Noble Energy basée à Houston au Texas, associée avec les sociétés israéliennes Delek Drilling et Avner Oil Exploration



  




Par l’intermédiaire de l’ex Premier ministre Tony Blair, envoyé du « Quartet pour le Moyen Orient », est préparé un accord avec Israël qui enlève aux Palestiniens les trois quarts des futurs revenus du gaz (3/4 des 10%)… en décidant de ne verser que le quart de la part qui leur revient (soit 2,5%) sur un compte international contrôlé par Washington et Londres…, cela en suite d’avoir largement soudoyé Yasser Arafat pour favoriser cette duperie (il sera « atomisé »par la suite, son épouse gardant « le magot » en contrepartie de son « exil » en Suisse)…, mais, immédiatement après avoir gagné les élections de 2006, le Hamas refuse l’accord, en le qualifiant de vol… et demande sa renégociation.









Comme le Hamas vient contrarier le pillage des ressources énergétiques Palestiniennes par Israël, en 2007, l’actuel ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon indique que : « Le gaz ne peut pas être extrait sans une opération militaire qui éradique le contrôle du Hamas à Gaza »…, pour justifier cela, le Hamas est déclaré « organisation terroriste » !
Dans le même temps, des négociations entre Israël et British Petroleum Group, prévoient que le gaz situé au large des côtes de Gaza, dès qu’il sera extrait, sera acheminé directement par un gazoduc sous marin jusqu’au port israélien d’Ashkelon au seul profit d’Israël, les Palestiniens étant dans l’impossibilité de s’y opposer !







En 2008, Israël qui espère détruite totalement le Hamas, lance l’opération Plomb durci contre Gaza…, l’horreur du massacre perpétré contre les civils Palestiniens, pousse certains politiciens Européens à forcer Israël  à stopper ce que certains nomment « un nouveau génocide »… (les négociations avec BPG ont été suspendues après la guerrePlomb Durci 2008-2009 puisque Gaza restait Palestinienne).





En septembre 2012 l’Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas, annonce que, malgré l’opposition du Hamas, elle a repris « les négociations » sur le gaz avec Israël.
Comme ces « négociations » n’aboutissent strictement à rien d’autre que pour Israël : « gagner du temps et l’utiliser pour exploiter le gaz et le pétrole Palestinien »…, l’Autorité Palestinienne demande et obtient, deux mois plus tard, l’admission de la Palestine à l’ONU en tant qu’Etat observateur non membre, ce qui renforce sa position dans « les négociations »…, Gaza-Marine reste cependant bloqué, empêchant les Palestiniens d’exploiter la richesse naturelle dont ils sont propriétaires.





 

L’Autorité Palestinienne estime avec raison que les Israéliens ne cherchent réellement aucune « négociation »… et prend une autre voie : le 23 janvier 2014, lors de la rencontre du président palestinien Abbas avec le président russe Poutine, est discutée la possibilité de confier à la société Russe Gazprom l’exploitation du gisement de gaz (Gaza Marine) dans les eaux territoriales de Gaza…, c’est l’agence Itar-Tass qui l’annonce, en soulignant que Russie et Palestine entendent renforcer la coopération dans le secteur énergétique…
Dans ce cadre, en plus de l’exploitation du gisement de gaz, est prévu celle d’un gisement pétrolifère dans les environs de la ville palestinienne de Ramallah en Cisjordanie… et, d
ans la même zone, la société russe Technopromexport est prête à participer à la construction d’un site thermoélectrique d’une puissance de 200 MW.







L’entreprise publique Palestine Power Generation Company est chargée d’assurer son approvisionnement en gaz Palestinien, en attente de l’ouverture de Gaza-Marine…, c’est le gaz Israélien provenant du champ gazier Leviathan qui sera utilisé à hauteur d’1,5 milliards de dollars, à déduire plus tard de l’exploitation des gisements Palestiniens…, cette centrale électrique de 300 millions de $, construite par PPGC à Jenin en Cisjordanie devrait être opérationnelle en janvier 2015…
La formation du nouveau gouvernement Palestinien d’unité nationale, le 2 juin 2014, doit renforcer la possibilité que cet accord entre Palestine et Russie parvienne à bon port.







Israël ne peut tolérer ces accords qui fragilisent ses vues hégémoniques sur les ressources énergétiques au Moyen-Orient… et dix jours plus tard, le 12 juin 2014, survient le curieux enlèvement de trois jeunes Israéliens, qui sont retrouvés morts le 30 juin : c’est le ponctuel casus belli (sous faux drapeau) qui permet à Israël d’amorcer l’opérationBarrière protectrice contre Gaza…, un « miracle » justifiant (sic !) l’opération programmée de longue date qui entre dans la stratégie Israélienne visant à s’approprier toutes les réserves énergétiques de l’entier Bassin du Levant…, réserves palestiniennes, libanaises et syriennes comprises…







Cette « manœuvre » comble Washington qui, en soutenant Israël, vise le contrôle de tout le Moyen Orient, en empêchant que la Russie ne réacquière une influence dans la région…, un mélange explosif, dont les victimes sont une fois de plus les Palestiniens…, mais aussi les Syriens…, ainsi que les Ukrainiens de l’Est, victimes des manœuvres et manigances des USA afin d’affaiblir financièrement la Russie via ses ventes de gaz…




 


Les champs gaziers et pétroliers de Gaza, si ce plan d’occupation réussit, seront intégrés aux installations d’exploitation israéliennes et liés au corridor de transport de l’entité coloniale Israélienne qui va d’Eilat sur la Mer Rouge (le port d’Eilat est un Terminal pétrolier) jusqu’aux ports d’Askelon et de Haifa, avec en projet la construction de pipelines et gazoducs sous marins allant jusqu’au port turc de Ceyhan, le terminal du pipeline transcaspien reliant Baku à Tblisi.




 


En projet donc une liaison BTC et TIPLINE visant à évincer la Russie.
Israël a commencé à exporter 40% de sa production de gaz sans verser le moindre montant à l’Autorité Palestinienne…, ses principaux clients actuellement sont la Jordanie, l’AP, la Turquie et l’Espagne.
Israël a signé un accord de 20 milliards de $ pour vendre sur une période de 20 ans 4 à 5 milliards de M3/an de gaz à l’entreprise espagnole Unon Fenosa Gas via l’Egypte où cette entreprise possède des installations pour liquéfier le gaz naturel.







On comprend dés lors pourquoi l’Egypte du dictateur Sissi placé sur le trône du pouvoir avec l’aide américaine, collabore avec Israël en contribuant activement au blocus des Palestiniens à Gaza et en ayant détruit plus de 80% des tunnels servant à approvisionner les Palestiniens sous blocus…, l’Egypte a des ressources en gaz (palestinien) qu’elle exporte aussi en Jordanie via la Mer Rouge.
Israël vise donc à inclure l’Egypte dans son corridor de transport visant le marché de l’UE.
Israël a également en vue d’exploiter conjointement les ressources naturelles en gaz des eaux territoriales de Chypre, mais c’est surtout avec la Turquie qu’Israël veut s’entendre pour commercialiser son gaz sur le marché européen, gros consommateur… et ainsi rivaliser avec la Russie 1er fournisseur. 



    




Des négociations entre les compagnies turques Turcas Petrol, Enerjisa et l’entreprise allemande E.ON ont commencé en avril dernier (2014) portant sur l’achat de quantités importantes de gaz provenant du gisement Palestinien Leviathan…, et ce ne sont pas les gesticulations « antisionistes » d’Erdogan qui empêcheront les Turcs et leur gouvernement de faire leurs affaires sur le dos des Palestiniens !
Ils profitent déjà amplement de la guerre en Syrie, autrefois principale route d’approvisionnement terrestre des pays arabes : Jordanie, Irak, pays du Golfe…, pour exporter via Israël en direction de ces pays.









Benjamin Netanyahou a déclaré récemment qu’il était prêt à reconnaître un état kurde indépendant dans le Nord de l’Irak…., on connaît les liens étroits qui lient les Kurdes du Nord de l’Irak et Israël, ces liens sont très marqués avec l’une des principales familles dominantes, celle des Barzani collaborant avec le Mossad.
Le gouvernement autonome kurde a conquis la partie kurde de l’Irak, accroissant son territoire de 40 %, et annonçant la préparation d’un référendum d’autodétermination.









Les attaques contre le gouvernement central irakien d’Al Maliki pour s’emparer des installations pétrolières au Nord de l’Irak orchestrées conjointement par les Peshmergas entrainés par des militaires de réserve israéliens et les mercenaires djihadistes de l’EIIL du Califat islamique, ont été planifiées à Amman en juin 2014 sous les auspices des États-Unis, de l’Arabie saoudite, du Qatar, d’Israël et de la Turquie.
L’annonce de la création de l’État Islamique d’Irak et du Levant (DAECH), pour relier les frontières de l’Iran depuis Diyala (Irak) à la Turquie, en passant par Al-Raqqa au Nord de la Syrie… et puis à l’Arabie saoudite et la Jordanie, vise à déconnecter l’Iran de la Syrie, alors que la Turquie sera connectée à la Jordanie, à l’Arabie saoudite et à la Palestine occupée, sans passer par les États officiels : Irak et Syrie.






 
Israël vise ainsi à devenir un nœud énergétique pour le pétrole irakien tombé aux mains des Kurdes et de l’EIIL… tandis que la Turquie ne rechigne pas à acheter le pétrole irakien et syrien vendus par les extrémistes d’al Qaeda !
Le pipeline allant de Bassora en Irak à Banias en Syrie pouvant acheminer le gaz et le pétrole de l’Iran jusqu’à la mer Méditerranée est maintenant pour moitié entre les mains de DAECH, donc ce corridor énergétique est provisoirement hors service à la grande joie d’Israël et son « Parrain » américain.
L’un des objectifs de la guerre contre la Syrie c’est de l’éliminer comme corridor de transport énergétique.







Le pipeline Kirkouk-Haïfa testé lors de l’occupation américaine de l’Irak en 2003 visait à le remettre en fonction, il appartient désormais pratiquement dans sa totalité à l’aire géographique de DAECH, à l’exception d’un petit tronçon au niveau d’un triangle frontalier entre la Syrie, la Jordanie, et la Palestine occupée.
Du pétrole de Kirkouk, Kurdistan irakien, a été récemment acheminé par voie maritime en passant par la Turquie jusqu’au port de Haïfa…, 40% de la production de pétrole irakien provient de Kirkouk…, on comprend dès lors l’empressement de Netanyahou à reconnaître le futur état du Kurdistan irakien si celui-ci devait voir le jour.






Une étude de faisabilité a déjà été réalisée à Tel Aviv pour reconstruire le pipeline Kirkouk Haifa (coût 400.000 $/km)…, la Jordanie recevrait des Royalties pour le transit et réglerait enfin son problème constant d’approvisionnement en pétrole…, une bonne affaire donc pour le petit royaume hashemite collaborateur depuis toujours d’Israël et de son protecteur « Parrain » américain.
L’Irak est l’un des plus gros producteurs mondial de pétrole, Israël est prêt à tout y inclus soutenir les nettoyages ethniques commis par les Pershmergas kurdes et les mercenaires du Califat islamique en cours dans certaines villes du Nord et de l’Ouest de l’Irak…, pour réaliser un vieux rêve celui de faire transiter par Haifa l’or noir irakien.







Reste que, ni l’Iran, ni la Syrie, ni le gouvernement central Irakien, ni la Russie, ni les Palestiniens…, n’ont dit leur dernier mot concernant ce vol à grande échelle des ressources énergétiques du Moyen Orient planifié par Israël et les USA…
J’espère que vous aurez, suite à cet article, compris ce qui se trame au Moyen-Orient..
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MessageSujet: Re: Pétrole et Moyen-Orient    Dim 31 Jan 2016 - 20:27

Tout cela devient bien trop politique, je crois que tout y est dit je n’en rajouterai donc point. Il y a assez de feu sur cette planète !

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MessageSujet: Re: Pétrole et Moyen-Orient    Lun 8 Fév 2016 - 22:25

Toujours à suivre notre fameux pétrole et la guerre des monnaies mais pas pour nous aussi...

Fin du pétrodollar – Guerre des monnaies : l’Iran compte se faire payer son pétrole en euros

07 Feb




Source: Reuters

Pour rappel Total va signer un contrat avec l’Iran pour lui acheter du pétrole brut . L’Iran qui compte faire repartir sa production de brut à hauteur de 500 000 barils / jours, et se faire payer son pétrole en euros, voilà un casus belli envers l’oncle sam et le Dollar . Leur réaction va être intéressante à observer .



En attendant, voici un clou de plus et pas des moindres, dans le cercueil du pétrodollar, dont le dernier clou pourrait être l’Arabie Saoudite elle même (cf articles de la semaine dernière)  
Selon RT :


Téhéran abandonnerait le dollar pour l’euro concernant toutes les transactions pour le pétrole déjà livré, ainsi que pour tous les nouveaux contrats, informent les sources autorisées.
La République islamique demandera le règlement en euros pour les contrats signés avec les compagnies pétrolières Total et Loukoil, a déclaré à l’agence Reuters une source au sein de la National Iranian Oil Company (NIOC).


«Sur nos factures, nous mentionnons une clause qui stipule que les acheteurs de notre pétrole devront payer en euros sur la base du taux de change euro-dollar au moment de la livraison», a-t-il ajouté.

De plus, l’Iran attend à ce que le pétrole livré durant la période des sanctions sera aussi payé en euros. Il s’agit, notamment de six milliards de dollars que lui doit l’Inde, a affirmé une source dans le gouvernement indien.

Après la levée des sanctions de Tehéran, «plusieurs entreprises européennes cherchent à s’implanter en Iran, ce qui rend raisonnable ce passage vers l’euro», a expliqué Robin Mills, le directeur général de Qamar Energy. Cependant, la source de NIOC considère cette décision comme hautement politique.


L’Iran milite depuis des années pour que l’euro remplace le dollar dans le commerce international de pétrole. En 2007, il n’a pas réussi à convaincre l’OPEP d’abandonner le dollar.
Sputnik :





L’Iran milite depuis des années pour que l’euro remplace le dollar comme devise de référence dans le commerce du pétrole. Ce combat prend tout son sens depuis la levée des sanctions le mois dernier, qui a fait de l’Europe l’un des principaux partenaires commerciaux du régime de Téhéran.

En janvier, l’Union européenne a adopté la levée des sanctions économiques et financières contre l’Iran, juste après le feu vert de l’AIEA à la mise en œuvre de l’accord nucléaire signé en juillet avec les grandes puissances.

L’accord garantit le caractère civil du nucléaire iranien et rend quasi impossible la construction d’une bombe atomique. Sa signature, en juillet 2015, a mis fin à plus d’une décennie d’isolement diplomatique de l’Iran, dont l’économie a été lourdement pénalisée par les sanctions occidentales.
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Pétrole et Moyen-Orient
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